mercredi 30 mai 2007
Le RPH dénonce dans un esprit scientifique et de courtoisie,
Une nouvelle classification débarque d’Outre-Atlantique : à genou médecins
Fernando de Amorim
Peut-être parce qu’ils préfèrent lire la naissance de la médecine à partir de la technologie et de la thérapeutique au détriment de l’examen clinique né avec Hippocrate ; peut-être aussi parce qu’ils méconnaissent la psychanalyse qui serait de l’autre côté du fossé de par la maladresse de quelques psychanalystes ; toujours est-il que la médecine française est de plus en plus sensible aux chants des sirènes d’outre Atlantique. Dans l’obscurité de la clinique, face au symptôme, face à la plainte, face à la demande exigeante, les médecins français s’accrochent toujours davantavge aux classifications ; probablement est-ce pour répondre à une exigence légitime de rigueur, mais également, semble-t-il, pour se sortir de l’embarras et de l’angoisse provoqués chez eux par la souffrance du patient. La plus récente classification est celle des troubles du sommeil qui peuvent être perturbants « pour le patient et pour le couple. » (Le Quotidien du Médecin, n° 8172). « Par une revue de la littérature [Laquelle ? Demandé-je], les médecins américains ont pu, pour la première fois, classer, en quatre groupes, les troubles du sommeil associant des comportements ou des sensations à caractère sexuel. ». Dans le premier groupe nous trouvons « la masturbation, caresse de l’autre », entre autres ; dans le deuxième groupe, « orgasmes soudains, agressivité sexuelle », entre autres ; dans le troisième groupe, l’« insomnie chronique sévère pouvant s’accompagner d’une libido exacerbée », entre autres ; enfin, la quatrième catégorie, qui est constituée de cas particuliers car au « cours des troubles nocturnes psychotiques peuvent survenir, après les réveils, des illusions et des hallucinations d’ordre sexuel. », entre autres. Cet envahissement régulier de la pratique médicale et scientifique anglo-saxonne et surtout nord-américaine, basée sur les preuves mais aussi le lobbying et la suggestion, n’appauvrit-il pas la médecine, celle basée sur la preuve du transfert, de la relation avec le patient ? Le RPH dénonce dans un esprit scientifique et de courtoisie, depuis des années, l’avancée de cette idéologie technologique, de l’idéalisation génétique et de la propagande pharmacologique au détriment de la clinique de la parole et du désir inconscient. Soyez attentifs, collègues médecins, vous introduisez ainsi au cœur de votre clinique de fallacieux compagnons de route. L’intérêt d’un laboratoire n’est pas d’abord de soigner, mais bien d’abord de vendre. Votre intérêt, votre désir, soutenus par une formation hospitalière et une clinique quotidienne, est, nul doute là-dessus, de soigner d’abord. Face au trouble du sommeil ou à n’importe quel trouble du corps, pour quelle raison ne pas faire appel à votre correspondant psychanalyste ? Pour quelle raison ne pas partager avec lui la charge de recevoir la souffrance symptomatique de votre patient ? C’est par la parole que le patient entre en traitement chez le médecin, c’est par la parole qu’il en sort, chez le psychanalyste.
Dans une suite logique de l'évolution de sa recherche clinique auprès des malades organiques et du développement d'une méthodologie spécifique à ces derniers, Fernando de Amorim a souhaité créer une association à l'extérieur de l'Hôpital mais en liaison avec lui. Est alors né le RPH (Réseau pour la Psychanalyse à l'Hôpital). Le RPH regroupe donc des personnes qui ont, de loin ou de près, à voir avec les malades organiques. Le RPH ne prône pas la cure analytique sur le lieu "hôpital" mais souhaite que La Psychanalyse soit présente sur ce lieu afin de pouvoir attirer, par le biais du transfert, le malade hors de l'hôpital.
Le RPH organise deux colloques annuels et s'occupe de la publication des actes de ses colloques au sein de la Revue de Psychanalyse et Clinique Médicale.
Cette orientation clinique a amené le RPH a créer une Consultation Publique de Psychanalyse, lieu à l'extérieur de l'hôpital où les malades peuvent être orientés pour poursuivre ou entamer le travail commencé à l'hôpital ou non d'ailleurs.
Dans un premier temps, la spécificité du RPH est donc le malade organique mais la consultation publique de Psychanalyse s'adresse aussi à celles et à ceux qui souhaitent entamer un travail thérapeutique et qui disposent peu, voire pas, de moyens financiers. La consultation pourra être gratuite.
Il appelle tous ceux et toutes celles, qu'ils se déclarent «psychanalystes » ou non, pour qui, à l'hôpital, la discipline nommée par Freud "Psychanalyse" et la position du psychanalyste font autorité, à les rejoindre, sans exclusivité d'appartenance à telle association ou école.
Objectifs DU RPH
Le Réseau pour la Psychanalyse à l'Hôpital vise un objectif fondamental : travailler et définir la position du psychanalyste à l'hôpital, interroger la question de la cure (de l'intérieur à l'extérieur de l'institution) et constituer un lieu privilégié de réflexion entre tous les «amis de la Psychanalyse » à l'hôpital.
Le temps est venu de s'interroger sur les conditions qui pourraient donner droit de cité à une telle pratique, et avant tout sur la légitimité et la pertinence de la question posée à la fois dans et hors la communauté psychanalytique.
L'inconscient, la notion de sujet, la question du transfert, la spécificité et l'autonomie de la praxis psychanalytique se réaffirment aujourd'hui, peut-être encore plus qu'hier compte tenu de l'évolution de nos sociétés, comme les questions essentielles pour ouvrir et ré-ouvrir, au sein du cadre hospitalier, un espace extra-territorial d'énonciations.
§ Objectif 1 : Développer la clinique du malade organique
§ Objectif 2 : Développer la recherche sur la théorie du malade organique
§ Objectif 3 : Faire le lien entre l'hôpital et le monde extérieur
§ Objectif 4 : Donner accès à tous ceux qui le souhaitent à un travail psychothérapeutique
§ Objectif 5 : Former les étudiants à la clinique
§ Objectif 6 : Prévention des risques
Les activités du Réseau :
§ La consultation publique de psychanalyse reçoit toutes celles et ceux qui veulent rencontrer un psychothérapeute ou un psychanalyste. Elle pourra être gratuite. A Paris, vous pouvez contacter notre Siège Social au 01.45.26.81.30.
§ Chaque deuxième mardi du mois, le RPH organise une réunion clinique autour de la présentation écrite d'un cas de l'un de nos cliniciens. Cette réunion est ouverte à tous membres cliniciens. Pour connaître les dates, vous pouvez contacter Jean-Baptiste Legouis au 06 84 77 00 31.
Les groupes de lecture : Un groupe de lecture, débuté en 2002, se réunit toutes les trois semaines environ pour une lecture quasi-chronologique de l'oeuvre freudienne et lacanienne. Un nouveau groupe de lecture se lance en septembre 2006.
Deux groupes d'allemand ont vu le jour début 2003 pour pouvoir lire un jour Freud dans le texte.
§ Deux colloques par an en avril et en novembre.
§ Le numéro de La Revue de Psychanalyse et Clinique Médicale paraît à chaque colloque. Vous pouvez l'acquérir auprès de Laure Baudiment : 06.03.65.16.39. Voir à l’index Publication le détail des numéros.
§ Notre revue est ouverte à tous et toutes sans discrimination d'appartenance. C'est une chance offerte à tous ceux qui souhaitent être publiés. Si vous n'osez pas, un conseil : lancez-vous !
§ Le numéro 4 du Bulletin du RPH est disponible ainsi que les précédents. Contacter Laure Baudiment au 06 03 65 19 39. Le bulletin est ouvert à la vente extérieure jusqu'au N° 4.
§ Fernando de Amorim anime un séminaire ayant pour thème L’identification en médecine et en psychanalyse. Il se déroule le quatrième mardi de chaque mois au siège de l’association. Il est ouvert aux médecins, étudiants et psychothérapeutes qui pourront apporter des situations cliniques à discuter pendant le séminaire.
DEVENIR MEMBRE DU RPH
§ Pour devenir membre du RPH, vous pouvez vous renseigner auprès du Président, Fernando de Amorim, au 01.47.70.56.02. On devient membre du Réseau en posant sa candidature auprès du Président. L'adhésion au RPH (61 €. - 40 € pour les étudiants de - 26 ans) donnent droit à : l'entrée gratuite aux réunions cliniques et séminaire, une réduction sur le prix du colloque (20 € au lieu de 50 €.).
Cordialement,
L'équipe du RPH
Fernando de Amorim
Peut-être parce qu’ils préfèrent lire la naissance de la médecine à partir de la technologie et de la thérapeutique au détriment de l’examen clinique né avec Hippocrate ; peut-être aussi parce qu’ils méconnaissent la psychanalyse qui serait de l’autre côté du fossé de par la maladresse de quelques psychanalystes ; toujours est-il que la médecine française est de plus en plus sensible aux chants des sirènes d’outre Atlantique. Dans l’obscurité de la clinique, face au symptôme, face à la plainte, face à la demande exigeante, les médecins français s’accrochent toujours davantavge aux classifications ; probablement est-ce pour répondre à une exigence légitime de rigueur, mais également, semble-t-il, pour se sortir de l’embarras et de l’angoisse provoqués chez eux par la souffrance du patient. La plus récente classification est celle des troubles du sommeil qui peuvent être perturbants « pour le patient et pour le couple. » (Le Quotidien du Médecin, n° 8172). « Par une revue de la littérature [Laquelle ? Demandé-je], les médecins américains ont pu, pour la première fois, classer, en quatre groupes, les troubles du sommeil associant des comportements ou des sensations à caractère sexuel. ». Dans le premier groupe nous trouvons « la masturbation, caresse de l’autre », entre autres ; dans le deuxième groupe, « orgasmes soudains, agressivité sexuelle », entre autres ; dans le troisième groupe, l’« insomnie chronique sévère pouvant s’accompagner d’une libido exacerbée », entre autres ; enfin, la quatrième catégorie, qui est constituée de cas particuliers car au « cours des troubles nocturnes psychotiques peuvent survenir, après les réveils, des illusions et des hallucinations d’ordre sexuel. », entre autres. Cet envahissement régulier de la pratique médicale et scientifique anglo-saxonne et surtout nord-américaine, basée sur les preuves mais aussi le lobbying et la suggestion, n’appauvrit-il pas la médecine, celle basée sur la preuve du transfert, de la relation avec le patient ? Le RPH dénonce dans un esprit scientifique et de courtoisie, depuis des années, l’avancée de cette idéologie technologique, de l’idéalisation génétique et de la propagande pharmacologique au détriment de la clinique de la parole et du désir inconscient. Soyez attentifs, collègues médecins, vous introduisez ainsi au cœur de votre clinique de fallacieux compagnons de route. L’intérêt d’un laboratoire n’est pas d’abord de soigner, mais bien d’abord de vendre. Votre intérêt, votre désir, soutenus par une formation hospitalière et une clinique quotidienne, est, nul doute là-dessus, de soigner d’abord. Face au trouble du sommeil ou à n’importe quel trouble du corps, pour quelle raison ne pas faire appel à votre correspondant psychanalyste ? Pour quelle raison ne pas partager avec lui la charge de recevoir la souffrance symptomatique de votre patient ? C’est par la parole que le patient entre en traitement chez le médecin, c’est par la parole qu’il en sort, chez le psychanalyste.
Dans une suite logique de l'évolution de sa recherche clinique auprès des malades organiques et du développement d'une méthodologie spécifique à ces derniers, Fernando de Amorim a souhaité créer une association à l'extérieur de l'Hôpital mais en liaison avec lui. Est alors né le RPH (Réseau pour la Psychanalyse à l'Hôpital). Le RPH regroupe donc des personnes qui ont, de loin ou de près, à voir avec les malades organiques. Le RPH ne prône pas la cure analytique sur le lieu "hôpital" mais souhaite que La Psychanalyse soit présente sur ce lieu afin de pouvoir attirer, par le biais du transfert, le malade hors de l'hôpital.
Le RPH organise deux colloques annuels et s'occupe de la publication des actes de ses colloques au sein de la Revue de Psychanalyse et Clinique Médicale.
Cette orientation clinique a amené le RPH a créer une Consultation Publique de Psychanalyse, lieu à l'extérieur de l'hôpital où les malades peuvent être orientés pour poursuivre ou entamer le travail commencé à l'hôpital ou non d'ailleurs.
Dans un premier temps, la spécificité du RPH est donc le malade organique mais la consultation publique de Psychanalyse s'adresse aussi à celles et à ceux qui souhaitent entamer un travail thérapeutique et qui disposent peu, voire pas, de moyens financiers. La consultation pourra être gratuite.
Il appelle tous ceux et toutes celles, qu'ils se déclarent «psychanalystes » ou non, pour qui, à l'hôpital, la discipline nommée par Freud "Psychanalyse" et la position du psychanalyste font autorité, à les rejoindre, sans exclusivité d'appartenance à telle association ou école.
Objectifs DU RPH
Le Réseau pour la Psychanalyse à l'Hôpital vise un objectif fondamental : travailler et définir la position du psychanalyste à l'hôpital, interroger la question de la cure (de l'intérieur à l'extérieur de l'institution) et constituer un lieu privilégié de réflexion entre tous les «amis de la Psychanalyse » à l'hôpital.
Le temps est venu de s'interroger sur les conditions qui pourraient donner droit de cité à une telle pratique, et avant tout sur la légitimité et la pertinence de la question posée à la fois dans et hors la communauté psychanalytique.
L'inconscient, la notion de sujet, la question du transfert, la spécificité et l'autonomie de la praxis psychanalytique se réaffirment aujourd'hui, peut-être encore plus qu'hier compte tenu de l'évolution de nos sociétés, comme les questions essentielles pour ouvrir et ré-ouvrir, au sein du cadre hospitalier, un espace extra-territorial d'énonciations.
§ Objectif 1 : Développer la clinique du malade organique
§ Objectif 2 : Développer la recherche sur la théorie du malade organique
§ Objectif 3 : Faire le lien entre l'hôpital et le monde extérieur
§ Objectif 4 : Donner accès à tous ceux qui le souhaitent à un travail psychothérapeutique
§ Objectif 5 : Former les étudiants à la clinique
§ Objectif 6 : Prévention des risques
Les activités du Réseau :
§ La consultation publique de psychanalyse reçoit toutes celles et ceux qui veulent rencontrer un psychothérapeute ou un psychanalyste. Elle pourra être gratuite. A Paris, vous pouvez contacter notre Siège Social au 01.45.26.81.30.
§ Chaque deuxième mardi du mois, le RPH organise une réunion clinique autour de la présentation écrite d'un cas de l'un de nos cliniciens. Cette réunion est ouverte à tous membres cliniciens. Pour connaître les dates, vous pouvez contacter Jean-Baptiste Legouis au 06 84 77 00 31.
Les groupes de lecture : Un groupe de lecture, débuté en 2002, se réunit toutes les trois semaines environ pour une lecture quasi-chronologique de l'oeuvre freudienne et lacanienne. Un nouveau groupe de lecture se lance en septembre 2006.
Deux groupes d'allemand ont vu le jour début 2003 pour pouvoir lire un jour Freud dans le texte.
§ Deux colloques par an en avril et en novembre.
§ Le numéro de La Revue de Psychanalyse et Clinique Médicale paraît à chaque colloque. Vous pouvez l'acquérir auprès de Laure Baudiment : 06.03.65.16.39. Voir à l’index Publication le détail des numéros.
§ Notre revue est ouverte à tous et toutes sans discrimination d'appartenance. C'est une chance offerte à tous ceux qui souhaitent être publiés. Si vous n'osez pas, un conseil : lancez-vous !
§ Le numéro 4 du Bulletin du RPH est disponible ainsi que les précédents. Contacter Laure Baudiment au 06 03 65 19 39. Le bulletin est ouvert à la vente extérieure jusqu'au N° 4.
§ Fernando de Amorim anime un séminaire ayant pour thème L’identification en médecine et en psychanalyse. Il se déroule le quatrième mardi de chaque mois au siège de l’association. Il est ouvert aux médecins, étudiants et psychothérapeutes qui pourront apporter des situations cliniques à discuter pendant le séminaire.
DEVENIR MEMBRE DU RPH
§ Pour devenir membre du RPH, vous pouvez vous renseigner auprès du Président, Fernando de Amorim, au 01.47.70.56.02. On devient membre du Réseau en posant sa candidature auprès du Président. L'adhésion au RPH (61 €. - 40 € pour les étudiants de - 26 ans) donnent droit à : l'entrée gratuite aux réunions cliniques et séminaire, une réduction sur le prix du colloque (20 € au lieu de 50 €.).
Cordialement,
L'équipe du RPH
